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Souterrains, le monde creusé par l'homme. Jérôme et Laurent Triolet. Carrières souterraines, champignonnières, villes souterraines, souterrains-refuges, habitats troglodytiques, tunelles de guerre, souterrains cultuels, catacombes.

Guerre souterraine au nord Mali ?


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Les soldats français et tchadiens ont-ils eu affaire début mars à un ennemi pratiquant la guerre souterraine dans l’Adrar des Ifoghas ? Les comptes-rendus faisant état de combats souterrains et de la prise ou de la fouille de nombreuses caches souterraines, de « grottes » abritant des dépôts d’armes dans la vallée d’Ametettaï au cœur de ce massif montagneux, semblent vouloir le confirmer. Ils font écho à des dépêches datant de début janvier et signalant le recrutement de main d’œuvre locale ainsi que l’utilisation d’engins de travaux publics et d’explosifs par les terroristes afin de creuser des réseaux élaborés de tunnels, de grottes, de puits et de tranchées dans le nord du Mali qu’ils espéraient ainsi sanctuariser. Comme le rapportait alors un témoin, « ils vivent à l’intérieur des rochers »… Les quelques photos et reportages vidéos disponibles à ce jour confirment en effet que, outre des grottes naturelles et des fissures sommairement aménagées et dissimulées, des ouvrages souterrains artificiels ont été creusés dans les Ifoghas. Une photographie publiée dans Le Monde et un reportage de France 24 montrent ainsi une salle de plan rectangulaire creusée à ciel ouvert dans une roche tendre de type lœss ou argile fine et communiquant par une étroite chatière en gueule de four avec un souterrain. Le soldat à plat ventre ne peut la franchir qu’en se déséquipant, confirmant si cela était encore nécessaire le rôle défensif de telles étroitures. Les traces des outils ayant servi au creusement sont parfaitement visibles sur les parois.

 


Il n’y a effectivement rien d’étonnant à ce que des combattants issus des GIA, du GSPC algérien ou passés par les maquis afghans aient, selon une tradition bien établie et rapportée dans notre dernier ouvrage La Guerre souterraine, cherché à se ménager des installations souterraines discrètes et résistant bien aux bombardements en prévision du conflit asymétrique avec les forces africaines et occidentales auquel ils s’attendaient. Au vu des bribes d’information qui nous parviennent, ils pourraient s’être inspirés des techniques de guerre souterraine vietnamiennes – la salle semi-enterrée précédemment décrite n’est pas sans rappeler celles que creusaient les Viêt-congs – ou des complexes souterrains creusés dans les montagnes afghanes durant l’invasion soviétique puis réutilisés contre les forces occidentales. Ils auraient ainsi établi, à l’abri du massif déjà très difficilement pénétrable des Ifoghas, une base pour partie souterraine et défendue en périphérie par de nombreux points d’appui en contrôlant les accès, ce qui en rendait la conquête particulièrement difficile et dangereuse. Nul doute donc que l’expérience de la fouille de souterrains acquise en Afghanistan par certaines unités françaises ait été d’un grand secours aux forces engagées dans l’Adrar des Ifoghas.

 


Jérôme et Laurent Triolet, le 6 mars 2013 (mis à jour le 2 avril 2013)
 


 

Nouveau sujet dans la Galerie photo : « Cluzeaux » de falaise espagnols


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Dans le Levant espagnol, autour de Bocairent, entre Valence et Alicante, se trouve un ensemble de « cluzeaux » de falaise tout à fait exceptionnel. Le site majeur en est « Les Covetes dels Moros », un « cluzeau » de falaise communautaire regroupant, creusées à flanc de falaise et sur 5 niveaux, 49 cavités possédant chacune leur fenêtre et reliées entre elles par 47 goulots. Dans le même secteur s'ouvrent six autres souterrains du même type, la plupart ne comportent  que quelques salles, mais deux d'entre eux, dont le site de « Bancal Redo »,  regroupent plus de dix ouvertures. Tous ces réseaux apparaissent intimement liés dans leur creusement et leur utilisation bien que leur datation soit difficile à préciser. L'utilisation de la barrière naturelle édifiée par le relief, les goulots des « Covetes », le mur de fortification de « Bancal Redo » témoignent indubitablement d'une volonté défensive. Les aménagements utilitaires et tout particulièrement les silos et les très probables salles-étables indiquent que ces cavités permettaient également de cacher les réserves et les animaux des villageois. Ainsi, « Les Covetes dels Moros » et « Bancal Redo » se classent parmi les souterrains-refuges communautaires.  Les autres sites, localisés aux points stratégiques le long de voies d'accès, remplissaient très certainement une fonction de guet et de défense tout en pouvant servir de refuges. Des cavités du même type existent également plus au sud, en Andalousie.

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Une publication à télécharger sur le sujet : Les cluzeaux de falaise du Levant espagnol

 


 

Reportage sur l’art des carrières dans l’émission Vues sur Loire, diffusée sur France 3 le samedi 16 février, le dimanche 17 février et le mardi 19 février 2013


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Dans ce reportage, Laurent vous fera découvrir deux carrières souterraines du Val de Loire abritant des représentations exceptionnelles.

Dans le premier site, sur le tuffeau, les carriers  ont laissé leurs comptes ainsi que des dessins de bateaux et de soldats napoléoniens ; à l’extrémité d’une galerie, dans une salle de veillée un homme a aussi dessiné une girafe, probablement en souvenir de la première girafe ayant foulé le sol français en 1826. Ailleurs, au cœur d’une champignonnière abandonnée, s’ouvre la chambre du Diable, un atelier de carrier transformé en salle de réunion. Ceux qui s’y retrouvaient ont décoré les parois d’une fresque saisissante mettant notamment en scène les dieux antiques du monde souterrain, un chef-d’œuvre de l’art des carrières.

 

Diffusion le samedi 16 février 2013 à 16h 15 sur France 3 Centre et le dimanche 17 février 2013 à 11h 30 sur France 3 Pays-de-Loire

 

Rediffusion le mardi 19 février 2013 à 10h 10 dans Des Histoires et des Vies sur France 3 Paris-Ile-de-France, Centre, Bretagne, Pays-de-Loire, Haute-Normandie et Basse-Normandie.

 

Voir le reportage réalisé par Elise Charbey et Christophe Brousseau

 


 

Vient de paraître : Cappadocia - Schede dei siti sotterranei / Records of the underground sites (bilingue Italien / Anglais)


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Une nouvelle collaboration avec nos collègues italiens, sous la direction de Roberto Bixio qui a conduit de nombreuses explorations en Turquie. Cet ouvrage regroupe des données inédites (cartes, plans, photographies, analyses géologiques, catalogues, sources bibliographiques…) réunies lors des études archéologiques majeures menées ces vingt dernières années sur nombre d’importantes structures souterraines localisées dans les six districts qui composent la Cappadoce historique, ceux d’Aksaray, de Kayseri, de Kirsehir, de Nevsehir, de Nigde et d’Yozgat. A côté de données synthétiques (noms, localisation, planimétries), chacune des 40 monographies comprend  un itinéraire d’accès, une description du souterrain avec les plans ou schémas correspondants, une analyse de son organisation et des éléments historiques le concernant, ainsi qu’une bibliographie.

 


British Archaeological Reports (BAR) S2413, sous la direction de Roberto Bixio, publié par Archaeopress, Oxford, 2012, cartes, plans, schémas et photos, 278 p. ISBN 9781407310114

 


Site de l’éditeur


 

Conférence et présentation d’un film dans le cadre des Salons de Choiseul, Lycée Choiseul et Médiathèque François Mitterrand (Tours), le jeudi 29 novembre et le samedi 1er décembre 2012


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Le Jeudi 29 novembre à 14h, dans le cadre des Salons de Choiseul, Rencontres historiques organisées au Lycée Choiseul à Tours sur le thème de la guerre, Laurent donnera une conférence sur l'utilisation des souterrains dans les conflits passés et actuels : « Souterrains-refuges et tunnels de guerre (France, Vietnam et Afghanistan) ».

Conférence gratuite et ouverte à tous (sur réservation) - Lycée Choiseul, 78 rue des Douets, Tours - salonsdechoiseul@gmail.com

 

   

 

Le samedi 1er décembre 2012 à 15h, Laurent présentera deux extraits d’un film chinois sur le creusement des tunnels de guerre. Ce sera l’occasion de faire le lien avec les tunnels du Viêt-cong et les souterrains-refuges de Touraine.

Projection gratuite et ouverte à tous - Médiathèque François Mitterrand, 2, esplanade François Mitterrand, Tours. 

 

Site et programme complet des Salons de Choiseul
 


 

Nouveau sujet dans la Galerie photo : Troglodytes de Cappadoce


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La Cappadoce se niche au cœur du plateau anatolien en Turquie. Rompant avec la monotonie de la steppe qui recouvre l’essentiel du haut plateau, de petites vallées offrent un paysage envoûtant. Au creux des vallons, coiffées d’un bloc en équilibre, de hautes cheminées de pierre surgissent au milieu des vignes. Une multitude de cônes s’alignent dans les vallées les plus larges. Des falaises roses bordent les cours d’eau, des pitons rocheux s’élèvent vers le ciel et des volcans se détachent sur l’horizon. Ce sont ces volcans combinés à l’action de l’eau, du gel et du vent qui sont à l’origine de ce modelé grandiose. Ces éléments ont sculpté un matériau volcanique particulier : le tuf. Cette roche volcanique étonnante, aux couleurs variées, à la fois tendre et résistante, compose l’ensemble de l’univers cappadocien. En s’installent dans ce monde minéral, très tôt l’homme a su tirer profit de cette roche facile à travailler, il est devenu troglodyte. Dès le IVe siècle les ermites y ont creusé leurs cellules, puis les moines y ont aménagé leurs monastères et les byzantins y ont taillé de superbes églises rupestres. Partout, les paysans y ont creusé maisons, bergeries ou encore pigeonniers. Jusqu’au milieu du XXe siècle, les troglodytes cappadociens occupaient encore les innombrables habitations creusées dans le tuf par les générations successives. Ici l’homme a attaqué de toute part la roche qui s’offrait à lui, il a apporté une dernière touche à l’œuvre de la nature, construisant avec elle un univers rupestre  époustouflant.

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Conférence lors de la réunion de la Commission « Cavités artificielles » de l’Union Internationale de Spéléologie, les 18, 19 et 20 mai 2012 à Turin (Italie)


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Nous sommes membres de la Commission "cavités artificielles" de l'Union Internationale de Spéléologie. A l’initiative de la Associazione Gruppi Speleologici Piemontesi et de la Società Speleologica Italiana, cette commission se réunira à Turin les 18, 19 et 20 mai 2012 pour aborder les questions de la classification et de la typologie des cavités artificielles.

 

 

 

 

 

Le samedi 19 mai 2012, Laurent présentera la conférence : « Souterrains-refuges et tunnels de guerre (France, Cappadoce, Afghanistan, Vietnam et Liban) ».

Résumé en anglais

 


Les communications et les tables rondes sont ouvertes au public, elles se dérouleront Parco della Tesoria, Corsio Francia 192 à Turin. Pour plus d’informations : Mario Parise (m.parise@ba.irpi.cnr.it), Fabrizio Milla (fabrizio.fabus@libero.it).
 

 

PROGRAMME

 

Friday May 18, 2012

Arrival of participants

17.00: Meeting of UIS Commission on Artificial Cavities (participation open)
19.00 In memory of Luigi Barcellari

 

Saturday May 19, 2012

9.00-9.30
Introduction to the workshop (M. Parise)

Authorities welcome : Associazione Gruppi Speleologici Piemontesi, Società Speleologica Italiana, Union Internationale De Speleologie
9.30-13.00

The typological tree of artificial cavities : a contribution by the SSI Commission (C. Galeazzi)

Hydraulic works: the Map of the Ancient Underground Aqueducts (M. Parise)

Rupestrian settlements. An overview on some areas of the Mediterranean Basin (A. De Pascale)

The troglodytic castles of the Northern Vosges (France) (L. Stevens)
Underground refuges and war tunnels (L. Triolet)

Typologies of artificial caves: examples from Turkey (H. Egilmez)

A new type of rocky work: the Apiaries (R. Bixio)

Underground with Subterranea Britannica - site types and interests (M. Dixon)
Discussion
15.00-17.00

Erdställe", artificial caves in Austria and Germany (D. Ahlborn)

The Ancien Mines & Quarries Census Project : a systematical approach to a missed heritage (C. Chiappino)

The Italian Cadastre of Artificial Cavities (M. Meneghini)

Artificial Caves as a possible danger : sinkholes and other effects at the surface (M. Parise)

Artificial and natural cavities, the two underground worlds. Which is the largest  ? ... (G. Badino)
17.00 : round table discussion

A system of classification for artificial cavities: updating of the Italian classification and outcomes from the workshop

18.00-18.30 - poster session

20.00 : Social dinner in a typical restaurant (not included in the workshop fee)

 

Sunday May 20, 2012

9.00-12.00 : Visit to the Museum Pietro Micca and the 1706 Torino siege. From the Museum we will have access to the underground gallery, a military structure 14-km long. www.museopietromicca.it

 


 

Rencontre à l’occasion de la parution de La guerre souterraine à La Boîte à Livres (Tours), le lundi 26 septembre 2011 à 18h 30


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Laurent aura le plaisir de présenter « La guerre souterraine » lors d’un rencontre à La Boîte à Livres à Tours.

 

 

 

Ce sera notamment l’occasion d’évoquer le cheminement qui a conduit à ce livre et qui a commencé en Touraine, il y a plus de 25 ans, lors de l'exploration du Château-Robin, un souterrain-refuge creusé au bord de l'Indre.

 

 

 

  

La Boîte à Livres, 19 rue nationale, 37000 Tours – tél. : 02.47.05.70.39 - e-mail : info@boitealivres.com 

site de La boîte à Livres 


 

Vient de paraître : La guerre souterraine - Sous terre, on se bat aussi


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La guerre souterraine, vient de paraître aux éditions Perrin.

 

Cet ouvrage est publié avec le concours du Centre national du livre.

 

 

Confrontés à une insécurité endémique ou à des ennemis dont la puissance les dépassait, les hommes ont de tous temps confié leur survie au monde souterrain, se terrant dans les cavités qu’ils rencontraient ou creusant,  au prix de travaux d’une ampleur à peine imaginable, des souterrains très élaborés, spécialement conçus pour pouvoir s’y abriter, s’y défendre, contrer et même prendre soudainement le dessus sur l’adversaire.


C’est à cette guerre souterraine qu’est consacré cet ouvrage qui dresse un panorama en neuf tableaux de l’utilisation guerrière du monde souterrain à travers le temps et l’espace. Du Moyen Age au XXIe siècle, des campagnes françaises aux montagnes afghanes, en passant par les hauts plateaux anatoliens, la forêt vietnamienne, les montagnes algériennes ou libanaises, cet ouvrage met en évidence un phénomène méconnu, d’une remarquable homogénéité, et toujours d’actualité. La seconde moitié du XXe siècle et le début du XXIe siècle regorgent ainsi de guerres souterraines habilement et efficacement menées face aux armées les plus puissantes de la planète.



Fruit de plus de 25 ans de recherches et de réflexion, cette synthèse inédite résulte de très nombreuses explorations de terrain, mais aussi  de l’analyse et de la confrontation d’une multitude de sources tant archéologiques, historiques que militaires. Ce livre établit des passerelles entre archéologie, histoire et actualité ; les témoignages contemporains confortant la fonction de refuge attribuée à la plupart des souterrains médiévaux, tandis que l’étude des souterrains-refuges et tunnels de guerre aujourd’hui désaffectés permet de mieux comprendre leur redoutable efficacité dans le cadre de confrontations asymétriques modernes. Pour la première fois, les circonstances ayant conduit et conduisant encore des hommes à choisir la guerre souterraine y sont identifiées et modélisées.


 

 


 

Les Souterrains-refuges de Touraine, rencontre et projection de photographies lors des journées du Patrimoine le dimanche 18 septembre 2011 à 14h 30 au Musée René Descartes à Descartes (Indre-et-Loire)


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Avec des couloirs étroits qui ne laissent le passage qu’à un seul homme, des chatières qui ne se franchissent qu’en rampant et des salles basses dans lesquelles on ne peut se tenir debout, les souterrains posent quelques difficultés à ceux qui veulent s’y aventurer. Largement méconnus, ils témoignent d’un difficile labeur et révèlent une page de l’histoire de nos régions. Les aménagements taillés dans la roche et même les graffiti qui couvrent parfois leurs parois nous emmènent sur les traces des hommes des temps passés, des hommes qui ont osé pénétrer la terre par effraction pour y aménager avec ingéniosité des monuments qui ont traversé les siècles.

 

A l’aide de la projection d’une cinquantaine de photographies, Laurent vous invite à découvrir ces souterrains-refuges de Touraine creusés pour échapper aux pillards qui ravageaient les campagnes durant le Moyen Âge et les guerres de Religion. L’étude de ces cavités, de leur architecture et de leur organisation permet à la fois de comprendre les motivations de ceux qui les creusèrent et d’imaginer la vie des populations qui s’y réfugiaient.

 
 

Parallèlement, du lundi 12 au lundi 26 septembre 2011, le musée exposera une quinzaine de photographies sur les Troglodytes du Val de Loire. Au travers de ces clichés, Laurent évoque les habitants des maisons troglodytiques creusées dans le tuffeau, mais aussi les autres hommes qui ont pratiqué ou qui pratiquent encore une activité sous terre : carriers, vanniers, champignonnistes ou encore villageois réunis pour des veillées souterraines.

 

Musée René Descartes, 29 rue René Descartes, 37160 Descartes - tél. : 02 47 59 79 19 -  courriel : musee@ville-descartes.fr - site du musée


 

Nouveau sujet dans la Galerie photo : Creutes durant la Grande Guerre


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Lors de la Grande Guerre, dès l'établissement de la guerre de positions, du Nord à la Champagne, les armées des deux camps cherchèrent des abris pour leurs unités de première ligne mais également pour leurs cantonnements, leurs unités de soutien, leurs dépôts de matériel et leurs hôpitaux… Afin de résister à la formidable puissance de l'artillerie déployée de part et d’autre, les militaires colonisèrent d’anciennes carrières souterraines ou creusèrent d’importants ouvrages souterrains.

De nombreuses photographies d’époque témoignent de la vie dans ces abris souterrains et autres creutes.

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Reportage sur l’Art des carrières dans l’émission Vues sur Loire diffusée le dimanche 6 mars 2011 à 11h 35 sur France 3 Centre et Pays de la Loire


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 Dans ce reportage, Laurent vous fera découvrir deux carrières souterraines du Val de Loire abritant des représentations exceptionnelles.

 
 
Dans le premier site, sur le tuffeau, les carriers  ont laissé leurs comptes ainsi que des dessins de bateaux et de soldats napoléoniens ; à l’extrémité d’une galerie, dans une salle de veillée un homme a aussi dessiné une girafe, probablement en souvenir de la première girafe ayant foulé le sol français en 1826.
 
Ailleurs, au cœur d’une champignonnière abandonnée, s’ouvre la chambre du Diable, un atelier de carrier transformé en salle de réunion. Ceux qui s’y retrouvaient ont décoré les parois d’une fresque saisissante mettant notamment en scène les dieux antiques du monde souterrain, un chef-d’œuvre de l’art des carrières.
 

 


 

Nouveau sujet dans la Galerie photo : les tunnels du Vietnam


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Lors de la Guerre d’Indochine puis de la Guerre du Vietnam, les combattants du Viêt-minh et du Viêt-cong creusèrent de gigantesques réseaux souterrains sous la jungle et les villages vietnamiens. Ces « tunnels de guerre » servaient de refuges discrets aux combattants, les protégeant des bombardements, leur permettant à la fois d'échapper aux opérations de « nettoyage » et de se déplacer sans être vus pour contre-attaquer là où on ne les attendait pas. Ainsi, lors de l’offensive du Têt, l'attaque sur Saigon partit des fameux tunnels de Cu Chi, situés une quarantaine de kilomètres au nord de Saigon.


Ailleurs, les Vietnamiens creusèrent également des cavités d’un autre genre, de véritables souterrains-refuges villageois destinés à protéger population civile, combattants ainsi que dépôts d’armes et de munitions.
 

  

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Conférence lors du 33ème congrès de la Société Française d’Étude des Souterrains, les 11 et 12 septembre 2010 à Loudun (Vienne)


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Nous participerons au 33ème congrès de la Société Française d’Étude des Souterrains organisé  en partenariat avec l’association Art et Culture en Pays Loudunais et qui se déroulera les 11 et 12 septembre 2010 à la collégiale Sainte-Croix. Nous y présenterons une conférence : « Le souterrain du château de La Roche-Clermault et ses graffiti ».

 

 

 

 

 

Choisi par Rabelais comme théâtre lors des fameuses guerres picrocholines, le château de La Roche-Clermault recèle un des plus intrigants souterrains de France. Ce grand souterrain-refuge est surtout connu pour ses nombreux graffiti et ses curieuses gravures, dont le fameux orant, qui ont focalisé l’attention des chercheurs, aux dépens parfois de l’architecture même du souterrain, pourtant éminemment complexe.
Connu depuis le début du XXe siècle, ce réseau fut identifié comme un souterrain-refuge et publié pour la première fois par Raymond Mauny, en 1965, dans le Bulletin de la Société des Amis du Vieux Chinon. C’est Hubert Gouin, propriétaire des lieux, qui avait attiré  son attention sur cet exceptionnel ouvrage. A partir de cette date et jusqu’au milieu des années 70, des fouilles et des dégagements menés par Albert Héron, André Dufoix et de nombreux membres tourangeaux de la SFES dont Marc Leterreux, mirent à jour le souterrain et la salle de l’orant tels qu’ils nous sont connus aujourd’hui.
Une quinzaine d’années plus tard, plusieurs visites nous permirent de rédiger la monographie publiée en 1991dans notre livre Souterrains du Centre-Ouest, monographie accompagnée de plans des deux réseaux aujourd’hui distincts accessibles sous la forteresse.
Ayant réalisé à la faveur de nouvelles visites que les plans publiés en 1991 n’étaient pas assez précis pour permettre une analyse satisfaisante de cet ensemble exceptionnel, nous en avons levé de nouveaux, très détaillés, l’objectif étant de préciser les relations entres les divers étages et les différentes parties des réseaux. La superposition du plan d’ensemble à celui des  vestiges encore visibles en surface permet par ailleurs de mieux situer le souterrain dans ses relations avec l’imposante forteresse aujourd’hui presque disparue. Ce travail constitue également l’occasion de revenir et de faire le point sur les fameux graffiti qu’abrite cet exceptionnel souterrain-refuge.
 


Pour avoir plus d’informations sur ce congrès


 

Exposition de photographies et rencontre autour des Troglodytes du Val de Loire Du mardi 30 mars au samedi 30 avril 2010, Bibliothèque municipale de Saint-Pierre-des-Corps (37)


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Aujourd’hui encore, en Val de Loire, nombre d’hommes se plaisent à vivre dans des maisons sans toit, directement creusées dans la roche. Certains travaillent même en cave, tels les vanniers qui se cachent du soleil dans leurs ateliers souterrains. D’autres artisans, cultivateurs de la nuit, font pousser endives ou champignons, évoluant en silence dans un labyrinthe qu’ils ont su apprivoiser à la seule lueur de leur lampe frontale. Tous ces habitués des galeries, se sont aussi exprimés sur les parois vierges qui s’offraient à eux, nous léguant un véritable art des carrières, une œuvre riche s’enracinant dans leur vie quotidienne et leur imaginaire.

 

 

Du mardi 30 mars au samedi 30 avril 2010, à la Bibliothèque municipale de Saint-Pierre-des-Corps, exposition Les Troglodytes du Val de Loire. Au travers d’une quinzaine de photographies, Laurent Triolet évoquera les habitants des maisons troglodytiques creusées dans le tuffeau de Touraine, mais aussi les autres hommes qui ont pratiqué ou qui pratiquent encore une activité sous terre : carriers, villageois se réunissant pour des veillées souterraines, vanniers ou encore champignonnistes.


Mardi 20 avril 2010 à 18h 30, Bibliothèque municipale de Saint-Pierre-des-Corps, rencontre et projection sur Les Troglodytes du Val de Loire.
 


 

Souterrains du Centre-Ouest en ligne


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En 1991, avec Souterrains du Centre-Ouest, paraissait notre deuxième livre consacré aux souterrains. Pour préparer cet ouvrage, nous avions étendu notre champ d’investigation au-delà des frontières de la Touraine, étudiant et explorant des réseaux situés aussi bien dans le Blésois, le Poitou, le Berry que l’Anjou. En nous intéressant à un territoire plus vaste, nous entamions des comparaisons nous amenant pour la première fois à individualiser différents groupes de souterrains caractérisés notamment par leurs systèmes de défense, ces entités se moquaient des frontières administratives, ce qui confortait pleinement l’idée d’une étude sur une zone géographique élargie. Aujourd’hui encore, les études comparatives de souterrains implantés dans les différents territoires français nous apparaissent essentielles pour une meilleure compréhension du phénomène des souterrains-refuges et du phénomène des souterrains-annulaires.


Souterrains du Centre-Ouest est l’un de nos tout premiers ouvrages et, bien évidemment, près de vingt ans plus tard, nous ne rédigerions pas ce livre de la même manière, et tout particulièrement les textes de certaines monographies. Néanmoins, concernant ce territoire du centre-ouest de la France, bon nombre de nos conclusions d’alors restent globalement valides et nos études les plus récentes ne font que les étoffer, les affiner ou les décaler légèrement dans le temps.

 


Aujourd’hui, alors que depuis longtemps Souterrains du Centre-Ouest n’est plus disponible en librairie, il nous a semblé utile de permettre à tous de pouvoir le lire en ligne dans sa version d’origine.

 

Jérôme et Laurent Triolet, le 22 novembre 2009.
 

 

Feuilleter et lire Souterrains du Centre-Ouest en ligne

 

 


 

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